dimanche 9 août 2009

crépi d'argile - la troisième couche

Nous avons terminé en juin la troisième couche de crépi d'argile à l'intérieur.




Nous devons ensuite installer les planchers avant de faire la dernière et ultime couche de crépi, un enduit à la chaux. En effet, nous souhaitons que le crépi se termine sur le plancher et qu'il n'y ait pas de moulures au sol, afin de donner un look plus moderne à la maison. Cela impliquera de protéger les planchers de façon irréprochable, car la chaux tache le bois, ce dont nous avons eu l'expérience, puisqu'il y avait un peu de chaux dans la troisième couche de crépi... Et la chaux, bien qu'en infime quantité, brûle les mains... Les gants sont donc de mise! ;-)

Dans le crépi d'argile, l'argile sert de liant à des particules de sable qui donne la solidité au crépi. Le crépi est donc composé de sable, de paille (de la panic érigé pour être plus précis, une paille qui se morcelle facilement dans le mélangeur), d'argile et d'eau. La dernière couche avant l'enduit à la chaux contient aussi de la chaux, afin de faciliter l'adhésion de l'enduit final.

sable grossier pour la 1ere et la 2e couches

sable fin pour la 3e couche

panic érigé


Dans les premières couches, le sable utilisé est très grossier, il doit contenir des grains de grosseur variable, certains allant jusqu'à 4 ou 5 mm. Cela permet de faire une couche de crépi plus épaisse, une couche d'environ 2 à 3 cm. Ce sable est plutôt difficile à trouver, nous l'avons finalement déniché dans une entreprise qui fabrique des blocs de béton.

Dans les couches subséquentes, le sable se raffine et par conséquent, la texture du crépis sur le mur aussi. Les couches sont plus minces, mais plus lisses. Et les techniques pour faire une accroche mécanique sur le crépi se raffinent aussi.

Le mélange exact des divers ingrédients varie selon la qualité de l'argile que vous avez. Sylvie Plaire nous a grandement aidé à déterminer les quantités exactes à utiliser pour obtenir une bonne recette et aussi à s'organiser pour être efficaces sur le chantier. En effet, lorsque nous avons fait le crépi extérieur, nous nous sommes servis des conseils que nous avions glanés ici et là, mais nous avons commis plusieurs erreurs qui nous ont fait perdre un temps et une énergie précieux. D'abord, nous aurions dû utiliser un mélangeur à mortier (et non à béton) plutôt qu'une press drill et un sceau. Cela permet de faire des quantités de crépi beaucoup plus grande et de fournir une équipe de travailleurs plus importante. Ensuite, nous ne mettions vraiment pas assez de sable, qui se retrouve en plus grande quantité dans le mélange que tous les autres ingrédients, ce qui a causé beaucoup de fissures dans notre crépi et nous a obligé à donner une deuxième couche...



les coins arrondis des bords de fenêtres

Pour cette troisième couche, nous avons pu commencer à recouvrir les cadres de fenêtres en plywood de crépi. Nous avons d'abord sablé les coins, afin que ce soit plus facile de les arrondir par la suite, et nous les avons ensuite recouvert de ciment-colle, afin de créer une accroche mécanique pour le crépi.


Si vous songez à vous construire une maison de paille et que vous avez des questions, n'hésitez pas! Et surtout, ne sous-estimez pas le temps pour faire le crépi. Si faire les murs de paille vous semble long, vous n'avez rien vu pour le crépi! Cela prend énormement de temps et de patience... et d'aide!


Merci d'ailleurs à David d'être venu nous aider si souvent (Je te l'avais dit que je mettrais une photo de toi avec des gants roses sur le net, haha!) Et merci aussi à René, Ginette, Richard, Nath et Juliette d'être venus nous aider pour terminer ce très long mois!

1 commentaires:

chantal vachon a dit…

Félicitations à vous deux quel beau résultat. Beaucoup de travail mais le résultat est superbe.